Hazel Jackson, la femme qui se dédouble.
- Pascal Renauldon
- il y a 45 minutes
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« Une victoire à Chantilly et une autre à Palermo ? Ce serait vraiment une année mémorable! " »
Propos recueillis par Pascal Renauldon
Photos : R&B Presse et Justine Jacquemot
Hazel Jackson sera l’une des curiosités sportives de cet Open de France BARNES 2026. Handicap 10 en polo féminin mais 2 goals en mixte, la Britannique, en plus de jouer l’Open féminin Skinceuticals au sein du team australien Why Not, rejoint les tenants du titre d’Octogone aux côtés de Pelón Stirling, Louis Hine et Alexis Morange. Avant de disputer son premier Open de France dans son intégralité, elle se livre avec une rare générosité sur sa place parmi les hommes, les obstacles auxquels se heurtent encore les joueuses et les moyens de leur ouvrir davantage les portes du haut niveau. Et puis, bien sûr, il y a Palermo…

Hazel, Chantilly est déjà un endroit particulier pour vous. Vous y avez remporté l’Open féminin et, en 2024, vous aviez brièvement rejoint Emlor comme remplaçante. Mais cette année, vous revenez pour disputer l’intégralité de l’Open de France BARNES avec Octogone. Est-ce un nouveau chapitre de votre histoire avec Chantilly ?
Absolument. Je suis super impatiente de jouer en mixte en France cette année. Cela fait des années que je regarde les garçons jouer à Chantilly et le tournoi semble toujours incroyablement compétitif. Les équipes sont très fortes et, bien sûr, les installations et les terrains sont extraordinaires.
Je joue pas mal en mixte en Angleterre, alors j’ai vraiment hâte de rejoindre les garçons et de disputer cette fois l’Open de France dans son intégralité. Ce sera vraiment sympa de vivre enfin le tournoi de l’intérieur plutôt que de simplement le regarder.
Vous allez jouer aux côtés d’Alexis Morange, Louis Hine et Pelón Stirling, l’un des plus grands joueurs de sa génération. Quelle a été votre réaction en découvrant cette équipe ? De l’excitation, de la fierté… ou peut-être un peu de pression ?
Beaucoup, beaucoup d’excitation. Ils ont gagné l’an dernier et cela fait des années que je les regarde jouer. Je les connais très bien, même si je n’ai encore jamais joué avec eux. Alors me retrouver cette fois dans la même équipe qu’eux, c’est vraiment excitant.
Et oui, j’en suis très fière aussi. Il y a d’excellents joueurs à 2 goals dans le monde et avoir été choisie parmi tous ces joueurs pour intégrer une équipe comme celle-ci est un vrai privilège. Bien sûr qu’il y a de la pression, mais cela fait des années que je pratique ce sport. Je connais mes qualités, je connais mes faiblesses et je veux simplement arriver, jouer et donner le meilleur de moi-même.
J’ai amené mes cinq meilleurs chevaux et j’en aurai sept autres sur place, donc je pense que nous serons très bien organisés. J’ai également beaucoup joué à 15 goals en Angleterre cette année et j’ai terminé la saison avec un tournoi à 18 goals. J’espère donc arriver avec le bon rythme. J’ai déjà joué à 22 goals aussi, donc je connais un peu ce niveau.
Pour moi, jouer avec les hommes à ce niveau est toujours une grande fierté et un privilège. J’ai vraiment hâte d’y être.
« Chaque fois que je joue avec les meilleurs, j’apprends encore quelque chose. »
Votre handicap de 10 goals en polo féminin reflète tout ce que vous avez accompli dans cette discipline, tandis que vos 2 goals en mixte vous ont permis de jouer au plus haut niveau. Vous avez notamment disputé la saison anglaise à 22 goals, avec la Queen’s Cup et la Gold Cup. Qu’avez-vous appris de ces expériences sur le polo mixte de très haut niveau et sur le rôle que vous pouvez tenir dans une telle équipe ?
Je crois que le plus important pour moi a été d’avoir la possibilité de jouer avec et contre certains des meilleurs joueurs de ce sport. L’an dernier, j’ai joué le 22 goals en Angleterre avec Antonio Heguy, Barto Castagnola et Rashid Albwardy pour Dubai. L’année précédente, avec Black Bears, j’avais joué avec Facundo et Gonzalito Pieres, et cette année j’ai également joué pour UAE aux côtés de Lukin Monteverde, Barto Castagnola et Hugo Taylor. J’ai eu énormément de chance tout au long de ma carrière.
Évidemment, je n’ai pas la même force physique que les garçons ni le même œil sur la balle, en revanche j’ai accumulé énormément d’expérience auprès de joueurs et d’entraîneurs extraordinaires. J’ai travaillé avec des gens comme Lolo Castagnola, Jaso Crotto ou Cambiaso, et jouer aux côtés de Facundo et Gonzalo Pieres a été un privilège. Jaso m’entraîne depuis sept ou huit ans maintenant. Il est très exigeant, et c’est exactement ce dont j’ai besoin. Il m’a consacré énormément de temps et d’énergie.
Être intégrée à ces grandes organisations de high-goal m’a énormément appris, pas seulement sur le jeu mais sur tout ce qui l’entoure : la façon dont on s’occupe des chevaux, dont les équipes se préparent, analysent les matchs et abordent la tactique. J’écoute, j’apprends en permanence et je suis toujours prête à accepter un nouveau rôle sur le terrain.
Le jeu lui-même évolue sans cesse. Le rôle traditionnel du marquage est moins prégnant aujourd’hui et les joueurs inventent de nouvelles combinaisons beaucoup plus difficiles à défendre. Il faut constamment étudier et s’adapter. Je pense même que certains garçons s’inspirent de sports comme le basket, le football ou le football américain et transposent certains mouvements sur un terrain de polo.
Pour pouvoir jouer avec et contre eux, je sais aussi que je dois être en avance dans tous les aspects de ma préparation. Physiquement, je dois être vraiment forte, faire beaucoup de cardio et m’assurer d’avoir suffisamment de souffle sur le terrain. Et puis, évidemment, le plus important reste les chevaux. Je construis progressivement mes cavaleries en Angleterre et en Argentine, donc je deviens aussi mieux organisée de ce côté-là.
Chaque fois que je me retrouve sur un terrain avec les meilleurs joueurs du monde, j’apprends encore quelque chose.
Votre rôle change-t-il beaucoup lorsque vous passez de celui de leader d’une équipe féminine, avec vos 10 goals, à celui d’une joueuse à 2 goals dans une équipe mixte de haut niveau ?
Oui, complètement. En polo féminin, je joue généralement plus en retrait. Je distribue les balles, je mène l’équipe, je construis les actions et je donne beaucoup d’indications aux filles. Puis je retourne jouer en mixte et, tout à coup, je me retrouve plutôt en position de numéro 2. Mon rôle consiste à marquer, à créer des espaces pour les garçons et à essayer de créer des situations offensives devant. C’est donc un rôle complètement différent.
C’est même parfois assez drôle, parce que j’ai tellement l’habitude de parler aux filles en permanence, de les diriger et de leur dire quoi faire… Je me souviens d’un match avec Jeta l’an dernier. Il filait seul vers le but et je me suis mise à lui crier quelque chose en espagnol, en gros de prendre son temps et d’avancer tranquillement avec la balle. Et soudain je me suis dit : « Hazel, mais qui es-tu pour expliquer à Jeta Castagnola comment conduire sa balle vers le but ? » À un moment, il faut vraiment que j’apprenne à fermer ma bouche !
Mais cela fait partie de l’adaptation entre les deux formes de jeu. En polo féminin, j’ai la responsabilité de mener et d’organiser l’équipe. En mixte, à ce niveau-là, je dois comprendre ce que l’équipe attend de moi et remplir ce rôle du mieux possible.
Vous avez dit un jour espérer que votre parcours puisse inspirer d’autres filles. Lorsque de jeunes joueuses vous voient disputer l’Open de France aux côtés de Pelón Stirling et Louis Hine, qu’aimeriez-vous qu’elles retiennent ?
J’aimerais penser que je peux inspirer une partie de cette jeune génération, à condition qu’elles comprennent que cela demande énormément de travail et de détermination. Il faut aussi gagner le respect des garçons. Pour moi, cela signifie beaucoup qu’ils m’accordent leur confiance et pensent que je suis capable de jouer mon handicap et d’être performante sur le terrain.
Je ne viens pas d’une grande organisation de polo et je ne possède pas une immense cavalerie qui me permettrait d’offrir directement des opportunités à de jeunes joueuses, même si j’adorerais pouvoir le faire. Mais j’ai été à leur place. Pour moi, l’essentiel a toujours été de montrer que j’étais prête à apprendre, à tout donner et, vraiment, à consacrer ma vie à ce sport. Heureusement, cela a fini par payer. J’ai eu des opportunités extraordinaires et j’ai joué avec des patrons et des joueurs incroyables tout au long de ma carrière.
J’espère donc que de jeunes filles pourront s’inspirer de mon parcours et se dire qu’il existe aussi une voie pour elles. Ce n’est pas facile et rien n’arrive sans une énorme quantité de travail, mais les opportunités peuvent se présenter si vous continuez à travailler, à apprendre et à faire vos preuves.
Et je pense vraiment que cela commence à arriver. Je ne suis pas la seule. Millie Hine, Catalina, Nina Clarkin et Mia Cambiaso sont toutes à 3 goals de handicap en Angleterre. Ce sont des joueuses incroyablement investies, qui ont énormément donné à ce sport et mettent tout ce qu’elles ont dans leurs chevaux. Elles méritent les carrières qu’elles sont en train de construire. Elles ont beaucoup de talent et j’espère que nous continuerons toutes à avoir ces opportunités et à pouvoir montrer sur le terrain ce dont nous sommes capables.

« C’est vraiment un mode de vie, pas un business »
Le fait de voir des femmes disputer de grands tournois mixtes devient-il plus naturel dans le polo, ou reste-t-il encore des barrières à franchir ?
Il reste clairement des barrières. Je pense que l’une des principales aujourd’hui tient au fait que nous sommes en concurrence avec une jeune génération de garçons qui sont souvent nés et ont grandi dans des familles de polo. Certains possèdent déjà une cavalerie de dix chevaux à l’âge de dix ans et grandissent avec un père, voire une famille entière autour d’eux, pour les entraîner, les corriger, leur créer des opportunités et leur indiquer la bonne direction. C’est quelque chose que beaucoup d’entre nous n’ont jamais eu et n’auront probablement jamais.
J’ai eu beaucoup de chance d’avoir Jaso Crotto pour m’aider et me corriger. Je pense qu’il a vu tout le travail que j’étais prête à consacrer à ce sport et que c’est pour cela qu’il m’a autant aidée au fil des années. Mais je n’ai pas grandi avec cette structure familiale du polo autour de moi.
Bien sûr, de manière générale, les garçons ont aussi naturellement davantage de force physique, des réactions plus rapides et peut-être un meilleur œil sur la balle. Les femmes ont également leurs qualités propres, et je suis convaincue que nous pouvons atteindre un bon handicap de 3 et jouer avec les hommes. Avec les bons chevaux, les bonnes opportunités et suffisamment de soutien derrière nous, je ne vois aucune raison pour que nous ne puissions pas rivaliser avec eux.
C’est difficile, mais je dois dire que tout au long de ma carrière, j’ai eu une excellente expérience avec les joueurs et les familles argentines. Ils m’ont aidée, accueillie dans leurs équipes et donné des opportunités. J’espère vraiment que cela continuera pour les filles qui arrivent derrière nous.
Vous avez parlé des opportunités qui commencent à s’ouvrir aux femmes dans le polo mixte. Que pourraient faire davantage les fédérations pour aider les joueuses et les joueurs formés dans leur propre pays à construire une carrière à ce niveau ?
J’aimerais vraiment voir davantage d’opportunités se créer. Beaucoup de filles les méritent, comme les sœurs Venot ici en France, par exemple. Je pense que l’USPA a fait un très bon travail en permettant, dans certaines circonstances, à des joueurs d’évoluer avec un goal de moins que leur handicap dans le high-goal, ce qui leur donne accès à des opportunités qu’ils n’auraient peut-être pas autrement. J’aimerais voir la France et l’Angleterre réfléchir à des solutions similaires, parce que sans cela, il peut être très difficile pour les joueurs formés localement de trouver une place dans ces équipes.
Je trouve que les Argentins sont vraiment disposés à nous aider. D’après mon expérience, ils veulent le meilleur pour nous et m’ont énormément soutenue. Mais j’aimerais également voir la FFP et la HPA réfléchir à la manière dont elles peuvent aider les joueurs à construire ces carrières.
Financièrement, c’est une carrière très difficile. Très peu de joueurs gagnent réellement de l’argent parce que tout ce que vous gagnez ou presque repart immédiatement dans les chevaux. C’est vraiment un mode de vie, pas un business. Tout ce que les fédérations peuvent faire pour créer davantage d’opportunités fait donc une énorme différence.
« Nous sommes vraiment prêtes pour 2026 »
Après quatre victoires dans l’Open d’Argentine féminin, UAE a perdu son titre face à La Dolfina l’an dernier, au terme d’une saison très perturbée par les blessures. Quel regard portez-vous sur cette campagne 2025 et vous donne-t-elle encore plus envie de reconquérir le titre cette année ?
Pour être franche, l’Open féminin de l’an dernier a presque été une année à jeter pour nous. Nous avons eu tellement de malchance avec les blessures. Cande Fernández-Araujo et Azucena Uranga ont eu un accident au début de la saison alors qu’elles disputaient un tournoi mixte. Nous avons donc dû modifier sans cesse l’équipe et faire appel à des remplaçantes. Nous savions que l’année allait être difficile, mais le principal problème était que nous ne pouvions tout simplement pas nous entraîner correctement ensemble.
Cande avait l’épaule sérieusement fracturée et elle a malgré tout réussi à jouer, ce qui était incroyable. Nous avons fait venir Maite Marre au dernier moment et je crois que nous avons dû faire à peine un entraînement ensemble. Puis Mica Saracco, qui était notre remplaçante, s’est à son tour cassé le poignet. Entre Mica, Azul et Cande, trois de nos joueuses ont donc été touchées par des blessures, et moi-même je traînais une déchirure musculaire et je n’étais pas au mieux.
Compte tenu de tout cela, je pense que nous nous en sommes plutôt bien sorties en réussissant à constituer une équipe au dernier moment et à atteindre la finale. C’est simplement dommage que toute la saison se soit déroulée ainsi. Il faut mettre 2025 derrière nous. Ce n’était pas une bonne année pour nous, mais nous sommes vraiment prêtes pour 2026.
À quoi ressemblera donc UAE en 2026 et dans quelle mesure votre saison argentine sera-t-elle désormais construite autour de la reconquête de ce titre ?
Cette année, l’équipe sera composée de Cande Fernández-Araujo, Mica Saracco, Izzy Parsons et moi. Et oui, reconquérir l’Open est désormais mon principal objectif pour la saison argentine. C’est vraiment là-dessus que je vais me concentrer.
Nous avons déjà commencé à nous préparer. Nous avons fait des entraînements d’équipe en Angleterre et j’y ai été basée cette année avec Cande et Mica, donc nous parlons déjà des chevaux et nous nous organisons. Nous allons jouer ensemble, un tournoi mixte à 12 goals à Centauros, en octobre, et Izzy arrivera tôt du Kenya. Cela signifie que nous pourrons commencer à nous entraîner ensemble bien avant l’Open.
J’ai acheté dix chevaux qui sont déjà au travail. Je vais aussi essayer de jouer davantage en mixte en Argentine pour retrouver le rythme et continuer à progresser. Nous abordons cette année très concentrées et j’ai énormément confiance dans cette équipe. Milo (Fernández-Araujo) et Lucas (Monteverde) sont vraiment à fond derrière nous, donc je pense que nous allons être très bien organisées. Nous allons tout donner.
L’Open d’Argentine reste le titre majeur du polo féminin mondial. Après tout ce qui s’est passé l’an dernier, à quel point est-il important pour vous de ramener ce trophée à UAE en 2026 ?
À cent pour cent. L’Open d’Argentine est le tournoi féminin le plus important au monde. Il l’est depuis sa création, et ramener ce trophée est clairement notre objectif.
L’an dernier a été vraiment dommage parce qu’une grande partie de ce qui nous est arrivé échappait totalement à notre contrôle. À un moment, nous avons même envisagé de retirer l’équipe. Mais finalement nous y sommes allées, nous avons joué et donné ce que nous pouvions. Compte tenu de tout ce qui s’était passé, je ne m’inquiète pas trop de l’an dernier. Cela ne m’a pas vraiment affectée.
Cette année, c’est différent. Nous allons tout donner. Nous avons une très bonne équipe, beaucoup de confiance et d’enthousiasme, et il y a une excellente ambiance entre nous. Nous nous entendons toutes très bien et j’ai hâte de voir comment cela va se traduire sur le terrain.
Bien sûr, ce sera difficile, mais cette année nous arriverons vraiment préparées. Et si nous donnons tout et que nous ne ramenons toujours pas le trophée, alors oui, là, nous aurons un problème !
Entre l’Open de France BARNES avec Pelón Stirling et la reconquête de l’Open d’Argentine à Palermo, 2026 pourrait-elle devenir l’une des saisons les plus importantes de votre carrière ?
Chaque année a été incroyable pour moi parce que j’ai continué à avoir la chance de disputer certains de ces grands tournois de high-goal. J’ai joué la Gold Cup à Ellerstina, la Queen’s Cup en Angleterre et le Royal Windsor, qui est un grand tournoi à 15 goals. Cette année, nous avons également remporté la Queen Mother Cup en début de saison. Chaque année semble m’apporter une nouvelle opportunité.
Alors je suis évidemment super impatiente de jouer l’Open de France. Si nous pouvons obtenir de bons résultats à Chantilly, ce sera déjà un moment très fort pour moi. Ces grands tournois mixtes de high-goal comptent parmi les opportunités les plus excitantes que ce sport m’offre.
Et oui, si je pouvais repartir avec une victoire à Chantilly, puis gagner aussi l’Open d’Argentine, ce serait vraiment une année mémorable. Ça, c’est certain.
Hazel Jackson, le polo à la force des brasÀ 35 ans, Hazel Jackson parcourt le monde grâce au polo. Pourtant, contrairement à beaucoup de joueurs qu’elle côtoie aujourd’hui au plus haut niveau, la Britannique n’est pas née dans une famille de polo. Elle a grandi dans le New Forest, dans le sud de l’Angleterre, au milieu des chevaux. Ses parents chassaient à courre, sa mère courait en point-to-point et Hazel, son frère et sa sœur ont essayé les différentes disciplines proposées par le Poney Club du coin. Jusqu’au jour où ils ont découvert le polo : « Nous sommes immédiatement devenus complètement accros ! » Pour ses 21 ans, sa mère lui offre un poney. Le déclic. Hazel achète ensuite un cheval sorti des courses et le forme elle-même au polo. La suite se construit à la force des bras, du travail et des rencontres : groom, conductrice de camions, travail des jeunes chevaux, tout ce qui peut lui permettre de rester dans le milieu, d’apprendre et de jouer. « J’ai trimé, travaillé dur, groomé, conduit des camions, travaillé avec de jeunes chevaux et je me suis défoncée pour arriver là où j’en suis aujourd’hui ! » Une passion devenue peu à peu un métier et une vie qui l’emmène désormais jouer aux quatre coins du monde. Hazel n’oublie pas pour autant ceux qui lui ont permis de franchir les derniers échelons, notamment UAE Polo Team, qui, dit-elle, la soutient depuis cinq ou six ans. |



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