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  • Pascal Renauldon

Deuxième titre pour La Natividad !


Le scénario parfait : 10-10, lorsque les deux équipes sont entrées sur la cancha pour l’ultime chukker après une septième période ratée pour La Natividad selon les mots de son capitaine, Pablo McDonough. Le suspense était idéal pour conclure un magnifique match où les deux quatuors ont fourni du grand spectacle, du beau polo fluide et rapide. Un énorme Cambiaso encore, mais qui cette année n’écrira pas de chapitre supplémentaire à sa légende. Pas de 16ème titre pour La Dolfina ni de 19ème Abierto pour Cambiaso. Enrichira-t-il son palmarès l’année prochaine ?


Troisième finale et deuxième titre pour La Natividad et les Castagnola, quatrième pour Facu Pieres et douzième pour Pablo McDonough. ©R&B Presse/P.Renauldon

Après une soporifique finale féminine, la finale du 130ème Open d’Argentine est parue courte, tant la qualité de jeu était au rendez-vous. Pas ou peu de temps morts, peu de fautes (4 pénalités transformées seulement), chacun des huit protagonistes a vraiment livré le meilleur de son polo : une « partidazo » comme disent les Argentins. Deux équipes qui clairement se valaient et tout s’est joué en dernière période finalement, même si La Natividad avait mené au score la plupart du temps. Mais l’alchimie entre deux joueurs d’expérience de 37 et 41 ans, Facundo Pieres (qui avait affronté Cambiaso à 13 reprises en finale) et Pablo McDonough (qui avait gagné trois fois contre contre et neuf fois avec La Dolfina) et les deux prodiges de 22 et 20 ans, Barto et Jeta Castagnola a plutôt bien fonctionné. Pablo (meilleur homme du match) organisait le jeu et l’essentiel des goals était le fruit d’une construction d’équipe et tout le monde marquait. Pour une fois, ce n’était pas Jeta Castognola qui inscrivait tous les goals de La Natividad : 4 seulement, ce qui ne l’a pas empêché de finir meilleur marqueur du tournoi avec 38 réalisations, comme il le fut à Hurlingham et Tortugas (94 goals en tout). En face, en revanche, Poroto Cambiaso assurait à lui-seul l’essentiel du score avec 7 goals sur les 10 de La Dolfina, dont un golazo de 80 yards à 9-10.


Le duel dans le match : Facu Pieres vs. Adolfo Cambiaso. ©R&B Presse/P.Renaulldon

L’avenir ?


Aucun indice sur la suite de l’aventure de La Dolfina, ni de la composition de La Natividad 2024. Que va décider Cambiaso à 48 ans, lui qui ne supporte pas les échecs ? Restera-t-il sur celui-ci ? Va-t-il « libérer » Poroto pour qu’il rejoigne ses cousins ? Qui de La Natividad en ferait les frais alors ? Pablo McDonough, principal artisan de la victoire dimanche à Palermo ? Car il se murmure, mais ce ne sont que des rumeurs, que Cambiaso reconstituerait la grande Dolfina aux neuf victoires avec Pelon Stirling, Juan Martin Nero et Pablo Mac Donough pour terminer sa carrière en beauté. Car avec 18 victoires en 27 finales, le GOAT court encore après les records de Juan-Carlos Harriott (20) et d'Horacio Antonio Heguy (19). Les prochaines semaines vont être passionnantes.


Meilleur marqueur de la Triple-Couronne 2023 : Jeta Castagnola, 94 goals dont 38 dans l'Open © R&B Presse/P.Renauldon

Abierto féminin : deux chukkers et puis le beau jeu s’en va !


Si certains matchs de qualification de l’Open féminin ont montré du beau jeu et une claire progression du polo féminin, la finale n’en aura pas été la vitrine. Après deux périodes pleines de promesses avec notamment des golazos d’Hazel Jackson (El Overo Z7), la suite ressembla à du cinéma d’auteur français. Des fautes comme s’il en pleuvait (17 pénalités transformées, dont 10 pour Cande Fernandez sur les 12 goals de La Dolfina, ça fait beaucoup) et peu d’actions enthousiasmantes. Ce que l’on retiendra surtout de cette finale, c’est la victoire d’une équipe 100% non argentine avec trois Anglaises et une Américaine, Hope Arellano qui a fait grosse impression tout au long du tournoi. L’universalisation du polo passerait-t-il par les femmes ? N’y croyons pas quand même : parmi les dix équipes de l’Open masculin, il n’y avait que deux seul étrangers sur les quarante joueurs, l’Uruguayen Pelon Stirling (La Dolfina) et le Sud-africain Nachi Du Plessis (Ellesrtina) !


El Overo Z 7: victoire 100% non-argentine à Palermo ! © R&B Presse/P.Renauldon

LES PRIX


Trophée Gonzalo Heguy et Prix Tipa y Caña ad meilleur joueur de la finale : Pablo Mac Donough.


Prix Javier Novillo Astrada du meilleur buteur du championnat : Camilo Castagnola, 38 buts.


Trophée Rubén Sola Revelation : Lukin Monteverde (El Overo Z 7).


Prix Juan Carlos Harriott Fair Play : Poroto Cambiaso (joueur ayant commis le moins de fautes).


Coupe Lady Susan Townley, meilleur cheval de la finale : Clone Cuartetera B06, jouée par Adolfo Cambiaso (h).


La Cuartetera, toujours présente à Palermo via ses clones, ici la N°6, BPP de la finale R&B Presse / P.Renauldon

Prix de l'Association des éleveurs de chevaux de polo argentins (AACCP) : au meilleur cheval inscrit au stud-book : Dolfina Roxy, jouée par Adolfo Cambiaso (h).


Les équipes finalistes et la progression :


La Natividad : Facundo Pieres 9 (3 goals), Jeta Castagnola 10 (4, dont 1 pénalité), Pablo Mac Donough 10 (3) et Barto Castagnola 10 (3). Total : 39.


La Dolfina Saudi : Adolfo Cambiaso 10 (1), David Stirling 10 (1), Poroto Cambiaso 10 (7, dont pénalités) et Juan M. Nero 10 (1). Total : 40.


La Natividad : 1-2, 3-2, 4-5, 7-6, 8-7, 10-7, 10-10 et 13-10.


Victoire de tout un clan. ©R&B Presse/P.Renauldon

Open féminin :


El Overo Z7 UAE: Hope Arellano 9 (3 goals, dont une Penal 1), Isabelle Parsons 9 (2, dont une Penal 1), Hazel Jackson 9 (4) et Millie Hine 8 (8, dont 5 pénalités). Total: 35.


La Dolfina: Mía Cambiaso 8 (1), Milagros Fernández Araujo 8 (1), Nina Clarkin 10 et Candelaria Fernández Araujo 9 (12, dont 10 pénalités). Total: 35.

El Overo Z7 UAE: 3-2, 7-2, 9-5, 14-9, 16-11 et 17-14.





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