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  • Pascal Renauldon

AlUla, un trésor caché dévoilé... et une sacrée victoire pour Cambiaso.

Dernière mise à jour : 24 janv.

Depuis 2019, l'Arabie saoudite a décidé de s'ouvrir au monde, notamment en délivrant des visas touristiques et en développant le tourisme dévoilant quelques-uns de ses trésors. Et pour cela, l'Arabie saoudite a de solides arguments. Parmi eux, un site extraordinaire et encore assez méconnu : AlUla, au nord-ouest du pays, qui allie splendeurs naturelles - la magie d'un désert spectaculaire aux roches artistiquement sculptées par les vents - et richesses archéologiques qui ne sont pas sans rappeler celles de Petra en Jordanie. Un site que nous avons pu découvrir grâce à l'Agence française de développement d'AlUla (Afalula) à l'occasion de la Richard Mille Desert Polo. Cup

 

AlUla est un site grand comme la Belgique et en son cœur, une oasis spectaculaire ainsi que des trésors architecturaux retraçant 7000 ans d'histoire que le Roi et le Prince héritier ont décidé de révéler au monde entier, une démarche assez révolutionnaire.

 

L'oasis d'AlUla ; Adolfo Cambiaso, Mr. Polo à AlUla et la plus célèbre des tombes nabatéennes du site d'Hegra. ©R&B Presse/P.Renauldon


Un patrimoine incroyable et méconnu

 

Afalula participe aux côtés de son partenaire saoudien à la co-construction et au développement de cette belle région dans différents secteurs, dont le tourisme, l’archéologie, l’urbanisation et l'architecture durable, le développement agricole, la gestion de l'eau et de l'énergie, l'environnement, les infrastructures, le tourisme, la culture, le sport, la botanique et la formation. Pour le compte de la Commission royale pour AlUla (CRU), Afalula, présidé par l’ancien ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, coordonne les compétences et l'expertise, principalement françaises, au service de ce développement. Aujourd'hui, AlUla compte 50 000 habitants, et à terme, ils seront 150 000, ce qui n'a rien de surprenant ni de disproportionné. Les bâtiments sortent de terre à une vitesse incroyable. L'objectif prioritaire est cependant de préserver ces trésors historiques et naturels : les tombes nabatéennes (premier siècle avant J.-C.), de la même veine que celles de cette civilisation qui s'est également implantée sur le site bien plus connu de Petra en Jordanie à 400 kilomètres de là, les royaumes de Dadan et de Lihyan (premier millénaire avant J.-C.) ainsi que les vestiges préhistoriques.


Le cheval aura une grande place dans le projet comme il a une grande place dans la civilisation arabe. Antoine Sinniger, directeur du pôle équestre d'Afalula, pilote cette activité pour la partie française avec la Commission Royale pour AlUla. Deux villages équestres seront construits sur ce lieu : l'un, basé sur la culture autour d'un musée du Cheval essentiellement dédié au cheval arabe, et un centre sportif où seront organisées de grandes épreuves de saut d'obstacles, d'endurance et de polo. Des compétitions dans ces deux dernières disciplines se tiennent déjà régulièrement sur le site et le meilleur joueur de polo de tous les temps, le légendaire argentin Adolfo Cambiaso, est un ambassadeur d'AlUla et vient jouer depuis quatre ans avec son équipe de La Dolfina pour un tournoi exhibition sur le sable du désert (enfin, un sable spécial équestre amélioré de fibres) depuis le début du projet dans le cadre d'une des grandes opérations de promotion du site.


L'emblématique Elephant Rock, le palais de miroirs de Maraya et le site archéologique d'Hegra © R&B Presse/P.Renauldon


Pour les touristes, avant que le site ne se développe, même de manière raisonnable, visiter AlUla reste actuellement une escapade privilégiée, loin des foules de Petra. L'hébergement hôtelier est déjà haut de gamme et bien intégré dans la nature ou dans la vieille ville. Sans oublier Maraya, l'incroyable centre culturel, palais de verre et de miroirs posé au milieu du désert, reflétant son décor de sable et de roches. Il accueille de nombreux événements et concerts, dont celui de l'Opéra de Paris auquel nous avons pu assister lors de ce voyage.

 

Le polo à AlUla : le jardin de Cambiaso

 

A Palermo, les maillots de la Dolfina arborent le logo "Saudi AlUla". Invité depuis 2020 à orchestrer la Richard Mille Desert Polo Cup, Adolfo Cambiaso s'est solidement installé dans le projet équestre d'AlUla. Il est devenu le "Monsieur Polo" de l'Arabie saoudite. En 2020, lors de la toute première édition, il était venu avec ses joueurs de La Dolfina d’alors (Stirling, Nero et McDonough) pour disputer un premier tournoi d’arena sur des chevaux locaux. Cette année, après avoir vendu une quarantaine de chevaux de son élevage de La Dolfina, avec lesquels se disputait le tournoi, il a fait venir une " famille élargie " : l'équipe 2023 de La Dolfina avec Poroto, son fils et handicap 10, Pablo McDonough, ambassadeur du sponsor du tournoi Richard Mille, quelques amis professionnels comme Alejandro Novillo Astrada et l'égérie de Polo Ralph Lauren, Nacho Figueras, ainsi que les "filles" de La Dolfina : Mia, sa propre fille, Lia Salvo et Nina Clarkin. Sans oublier les patrons comme Melissa Ganzi, David Paradise, Lila Pearson ou Nicky Sen. Bref, l'organisation était 100% La Dolfina, avec l'ajout de quelques acteurs locaux, principalement des altesses de la région.


Le handicap 10 de La Natividad et ancien coéquipier de Cambiaso à La Dolfina, Pablo McDonough, participe également au projet de promotion du site équestre d'AlUla ©R&B Presse/P.Renauldon


Bien sûr, à la fin, c’est Cambiaso qui s'est imposé sous les couleurs de Team Saudia, aux côtés du Nigérien Sayuu Dantana et de l'Américaine Melissa Ganzi. L'équipe a sans surprise remporté la finale sur le score de 9-4 face à l'équipe Richard Mille menée par son ancien coéquipier de La Dolfina et désormais adversaire à La Natividad, Pablo McDonough. Le scénario était parfait, les deux handicaps 10 se rendant coup pour coup, Cambiaso sans doute un peu plus motivé et surtout très bien aidé en attaque par l'excellent Sayuu Dantana.

Mais la victoire la plus importante pour Cambiaso est le contrat de coopération qu'il a signé à l’issue du tournoi avec la Commission Royale pour AlUla (CRU). « Cet accord, nous dit le communiqué, entérine le succès du tournoi annuel et va initier de nouveaux événements à l'avenir.


La Dolfina aidera la CRU à créer une nouvelle académie de polo à AlUla, ainsi qu'à planifier et à exécuter des programmes d'entraînement pour les cavaliers saoudiens désireux d'apprendre ce sport sous l'œil attentif de certains des meilleurs entraîneurs et joueurs du monde. La Dolfina fournira également des chevaux pour participer aux tournois de polo à AlUla. (Un bon débouché pour l'élevage de La Dolfina) !



Le polo à AlUla, une belle affaire pour Adolfo Cambiaso. ©R&B Presse/P.Renauldon

 

Alors qu'AlUla vise à consolider son rôle de principale destination hivernale pour les compétitions équestres, la nouvelle collaboration stratégique avec La Dolfina permettra d'accélérer l'introduction de développements techniques solides, attirant des joueurs, des équipes, les passionnés et plus encore à AlUla et sur ses installations en cours de réalisation comme le village équestre d'Al Fursan.


Les membres du staff de La Dolfina fourniront des conseils de haut niveau, une assistance technique et professionnelle à la communauté du polo d'AlUla, tout en encourageant la participation à ce sport, en augmentant les capacités et en aidant à créer de nouvelles opportunités économiques.


La 3ème Richard Mille Desert Polo Cup s'est jouée sur des chevaux fournis par La Dolfina. ©R&B Presse/P.Renauldon.


Le nouvel accord, poursuit ce communiqué, présente de nombreux avantages pour les sports équestres et le patrimoine d'AlUla (et pour Cambiaso !): il soutient la promotion de traditions culturelles profondément enracinées autour des chevaux en Arabie saoudite ; il étend le tourisme à de nouveaux marchés grâce à un public haut de gamme et habitué de fans internationaux ; il génère de nouvelles voies de développement économique pour la communauté ; et il engage la population locale à susciter un sentiment de fierté et une participation positive à la régénération d'AlUla ».


Bref, un projet gigantesque qui, outre la construction d'une écurie de 400 boxes sur le site, verra, entre autres, la création de deux terrains de polo en herbe... un véritable défi dans le désert. Mais une chose est sûre : cet accord est une nouvelle grande victoire dans la carrière exceptionnelle d'Adolfo Cambiaso. Non seulement il est le GOAT (Greatest of All Time) sur le terrain de polo, mais aussi dans le business autour de ce sport ! Soyons clairs, le polo à AlUla, c'est désormais le pré-carré de Cambiaso.

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