À CHANTILLY, LA STAR EST AUSSI… SOUS LES SABOTS
- Pascal Renauldon
- 9 juil.
- 3 min de lecture
Avant que les chronomètres ne s'affolent et que les premiers classements ne tombent, Grégory Bodo passe de longues minutes à observer les chevaux. Plus que les fautes ou les parcours sans pénalité, c'est leur manière d'évoluer sur la vaste et sublime piste en herbe de l'Arène des Grandes Écuries qui intéresse le chef de piste des Jeux olympiques de Paris 2024, reconduit cette année encore à la tête du Chantilly Classic présenté par Al Shira'aa. « Les chevaux ont besoin de galoper sur ce type de piste », insiste-t-il. « Chaque année, elle progresse. Aujourd'hui, elle offre un excellent répondant et les chevaux apprennent énormément en évoluant sur ce genre d'arène. »
Le constat s'appuie aussi sur les chiffres, auxquels Grégory Bodo accorde une importance toute particulière. Sur les 77 partants de la première qualificative du Big Tour CSI4*, le Prix Demeures de Campagne (1,50 m, barème A au chrono), 75 sont allés au terme de leur parcours, malgré les fautes parfois accumulées en cours de route. « Cela prouve que les cavaliers prennent plaisir à évoluer ici. Même avec quelques barres, ils poursuivent leur parcours parce que le terrain inspire confiance et respecte les chevaux. »
![]() Dans un sport où les pistes en herbe de cette dimension deviennent rares, Chantilly constitue un véritable terrain d'expression. Ses larges courbes, son léger dénivelé naturel et la qualité de son gazon offrent aux chevaux des conditions proches de celles qu'ils retrouveront quelques semaines plus tard lors des grands rendez-vous internationaux, comme Dinard ou le Championnat du monde d’Aix-la-Chapelle, le mois prochain.
Le chef de piste entend d'ailleurs construire progressivement son week-end : « La première épreuve permet de situer les couples. Vendredi, on augmentera naturellement le niveau avec davantage de technicité, avant un Grand Prix qui restera fidèle à cette philosophie : des parcours fluides, aérés, où les difficultés viennent naturellement du terrain et du tracé. »
Dans le décor exceptionnel offert par le château de Chantilly et les Grandes Écuries, Grégory Bodo dispose également d'un autre luxe : une collection d'obstacles suffisamment variée pour renouveler régulièrement le visage de la piste : « Nous pouvons pratiquement présenter de nouveaux obstacles chaque jour. Cela participe aussi au plaisir des cavaliers et du public. »
Sur le terrain, la première à avoir parfaitement déjoué les pièges imaginés par le chef de piste olympique est Alexa Ferrer. Associée à Vitalhorse Fleur d'Oz, la Française a remporté le Prix Demeures de Campagne (1,50 m), première qualificative du Big Tour CSI*4 comptant pour le classement mondial Longines, devant les Néo-Zélandais Luke Dee et Sophie Scott.
Déjà victorieuse dimanche dernier du Grand Prix CSIO*3 de Kronenberg avec Vitalhorse Naiade d'Elsendam Z, Alexa Ferrer confirme ainsi son excellente dynamique du moment. « Elle est en pleine ascension », observe Grégory Bodo. « Elle a pris des risques aujourd'hui et signé un très beau parcours. C'est de bon augure pour la suite de son week-end. »
Le niveau montera encore d'un cran vendredi avec le Prix Saur (CSI4* Big Tour, 1,50 m, 56 800 €), deuxième et dernière qualificative pour le Grand Prix de la Ville de Chantilly.
Au-delà du sport de haut niveau, le Chantilly Classic présenté par Al Shira'aa est aussi une sortie estivale pour toute la famille. L'entrée et le parking sont gratuits, tandis que le village exposants, les espaces de restauration et les nombreuses animations proposées tout au long du week-end permettent de prolonger l'expérience entre deux épreuves. Samedi, le public pourra également assister à la finale de Chantilly's Got Talent, le concours de spectacle équestre imaginé par GRANDPRIX Events |




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